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Actualités
 
Affi N’guessan (FPI) : Nous ne voulons pas une CEI à la solde de l’opposition, ni du pouvoir ».


Le président du Front populaire ivoirien était face à la presse, le jeudi 4 juillet 2019 au siège de son parti aux Deux-Plateaux-Vallons, pour se prononcer sur la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI), telle qu’adoptée en conseil des ministres, le mercredi 3 juillet.


Pascal Affi N’guessan a pris l’opinion nationale et internationale à témoin en disant que la composition de la CEI dévoilée par le porte-parole du gouvernement « n’est pas le résultat du dialogue politique » entre le gouvernement et les partis politiques entamé depuis le mois de janvier 2019 : « La première étape de ce dialogue a enregistré 11 propositions différentes émanant des 11 organisations participant aux négociations. Le PV de cette étape mentionne des points d’accord et d’autres points sur lesquels les discussions doivent se poursuivre. Le FPI et l’AFD sont dans l’attente de cette seconde étape du dialogue politique. Dans la forme, le texte adopté en conseil des ministres est une initiative parallèle, personnelle et solitaire du gouvernement qui n’engage nullement l’AFD et le FPI. Les négociations ne sont pas terminées.


Dans le fond, ce projet du gouvernement n’apporte pas de réponse à la question de l’équilibre dans la composition de la Commission. Au contraire, il maintient la mainmise de la majorité présidentielle sur la CEI avec 7 représentants sur 15 membres (47%), contre 3 membres pour l’opposition (20%) et 5 pour la société civile (30%). Ce déséquilibre est confirmé dans la composition des commissions locales. En outre, ce projet fait l’impasse sur les attributions et le fonctionnement de la Commission qui constituent les autres piliers de son indépendance. Au total, le FPI et l’AFD affirment que dans la forme comme dans le fond, ils ne sont concernés ni de près ni de loin par le projet de loi adopté par le gouvernement et portant recomposition de la CEI. Le FPI et l’AFD appellent le gouvernement à reprendre et à poursuivre les négociations en vue d’assainir totalement le cadre juridique et institutionnel des élections et de garantir des élections démocratiques et apaisées en 2020. Ce n’est pas l’affaire de l’AFD ou du FPI seulement, mais de toute la Côte d’Ivoire et de la communauté internationale. C’est tout ce monde que nous allons mobiliser, pour qu’il y ait une CEI consensuelle. Il y a peut-être une tentative de passage en force, il nous appartient de faire en sorte que cette tentative échoue. Nous ne voulons pas une CEI à la solde l’opposition, de la même façon, nous ne voulons pas une CEI à solde du parti au pouvoir ».


Une CEI répondant aux standards internationaux pour des élections crédibles en 2020


Selon le président du FPI, la CEI doit répondre aux standards internationaux, afin de rassurer tous les Ivoiriens : « La CEI devrait être un arbitre en qui tous les acteurs ont confiance (…) C’est justement parce que ce n’est pas la CEI qui vote qu’il faut qu’elle soit neutre, impartiale et indépendante. Est-ce que cette CEI est équilibrée ? Est-ce qu’elle garantit l’impartialité du processus électoral ? Est-ce qu’elle répond aux standards internationaux ? Ce sont ces questions qui sont posées au gouvernement et à l’ensemble des acteurs nationaux. Lorsqu’on accorde 7 représentants à la majorité présidentielle sur 15, est-ce un signe d’équilibre ?


Lorsque le texte de loi sur la CEI ne lui donne pas des attributions pour qu’elle se soustraie de l’influence du gouvernement, qu’elle ne soit pas sous la tutelle du gouvernement par rapport aux décisions qu’elle prend, est-ce un signe d’indépendance vis-à-vis du gouvernement ? Quand les décisions de la CEI peuvent parfois être modifiées par le gouvernement, comme c’était le cas lors du référendum constitutionnel, est-ce un signe d’indépendance de la CEI ? Voilà un certain nombre de situations qu’il faut que nous réglions à l’occasion de ces négociations, de manière à ce que la CEI réponde aux standards internationaux (…) Il nous appartient d’identifier toutes les questions qui doivent être réglées pour que nous ayons confiance en notre CEI (…) Le temps des négociations n’est pas terminé (…) Peut-être que le gouvernement veut rompre, de façon unilatérale les négociations, abandonner la procédure, mais les négociations ne sont pas terminées. Elles ne sont qu’à leur début, puisqu’elles n’ont consisté qu’à enregistrer les propositions des 11 organisations participant aux négociations. Il faut maintenant passer à la phase de la synthèse et du consensus sur la synthèse, ensuite aux autres questions sur lesquelles nous avons aussi des propositions ».


Olivier Dion


 Lu : 20 fois | Date d'ajout : 05/07/2019 | Source : L'Intelligent d'Abidjan

     
       
 
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