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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Dans la presse
 
4ème CONGRES EXTRAORDINAIRE DISCOURS DE D’OUVERTURE DU PRESIDENT AFFI



  • Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et les Représentants des Missions diplomatiques,

  • Mesdames et Messieurs les Présidents et Représentants des partis politiques ;

  • Mesdames et Messieurs les Responsables  des Organisations Syndicales et de la Société Civile ;

  • Honorables Chefs traditionnels et religieux ;

  • Camarades membres de la Direction du Front Populaire Ivoirien (FPI) ;

  • Camarades Congressistes ;

  • Honorables invités ;

  • Militantes, Militants et sympathisants du FPI


 


Devant cette mobilisation exceptionnelle et cette présence qualitative, c’est avec une grande émotion doublée d’une légitime fierté que je prends la parole pour souhaiter la bienvenue à tous et à toutes à ce quatrième (4ème) congrès extraordinaire de notre parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI).


Au nom de la Direction du FPI, et à la suite de la présidente du Comité d’Organisation, je voudrais vous adresser mes salutations fraternelles et militantes, et vous exprimer l’infinie gratitude de notre parti.


Mes remerciements s’adressent en tout premier lieu à nos invités, ceux venus de loin, ainsi qu’aux personnalités représentant les pays amis et les Organisations accréditées dans notre pays. Merci chers amis d’honorer de votre présence cette cérémonie d’ouverture. Dans les moments d’incertitude, un seul ami qui compatit à vos peines est beaucoup plus précieux que plusieurs amis qui ne connaissent que vos joies. Votre présence à nos côtés depuis si longtemps est un réconfort inestimable, un encouragement et une manifestation de votre solidarité agissante. Ce n’est pas tant vos interventions qui nous aident, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur vous.


Mes remerciements s’adressent également aux Chefs traditionnels et religieux, venus nombreux nous apporter leur bénédiction.


Je salue et j’adresse mes sincères félicitations à tous les Secrétaires Généraux de Fédération et de Section. Chers Camarades, c’est sur vos épaules que repose le parti. Dans les durs moments que nous venons de traverser, vous avez fait le témoignage de la force de vos convictions politiques. Vous avez fait la démonstration de vos capacités et de vos compétences politiques. Vous avez manifesté un courage politique qui a permis de préserver le parti de l’aventure. Merci à la Conférence des Secrétaires Généraux de Fédération, pour la vigilance et pour la fermeté des positions adoptées au cours de cette chaude période.


Je serais impardonnable si je clôturais cette série de remerciements et de salutations sans adresser aux Vice-présidents du FPI, à la Secrétaire Générale, porte-parole du parti, aux Secrétaires Généraux-Adjoints, aux Secrétaires Nationaux, Techniques et chargés des Régions, aux responsables de l’OFFPI, de la JFPI, de la CEFPI, de la CURFP et des Coordinations, l’expression de ma profonde reconnaissance et de ma parfaite considération pour l’engagement, leur loyauté et leur détermination dans la défense de la légalité et des intérêts supérieurs du parti.


A tous les délégués venus de toutes les Fédérations, je voudrais dire merci. Merci d’avoir répondu à l’appel. Merci de la manifestation de votre attachement à votre parti, à notre parti. Merci de l’adhésion à la ligne et à la stratégie politique que nous défendons.


Je suis fier, soyons, soyez fiers d’être militants du Front Populaire Ivoirien, le parti de Laurent Gbagbo, le parti des grands défis, le parti des luttes démocratiques, le parti de la justice, des libertés, de la solidarité et de la dignité ; le parti de l’espérance.


Pourquoi sommes-nous rassemblés ce jour ? Pourquoi la tenue de ce quatrième (4ème) congrès extraordinaire ?


Le congrès est l’instance supérieure du parti. Il se réunit normalement tous les trois (3) ans pour élire les organes dirigeants et pour définir les grandes orientations de l’action du parti. La rébellion armée du 19 septembre 2002 n’a pas permis au parti de tenir de congrès depuis 2001. Avec la crise postélectorale (2010/2011), le FPI a été décapité, démembré et désorganisé. Bloqué et harcelé de toute part, le FPI avait le choix entre basculer dans l’activisme et l’agitation politique, dans l’anarchisme politique pouvant conduire au suicide collectif, ou opérer un saut qualitatif pour ouvrir des chemins inédits de renaissance, le FPI avait le choix entre la logique de la désintégration et celle de la métamorphose et de la renaissance.


Instruit de ce que les catastrophes sont rarement le fruit du hasard, que le temps des crises est dans l’histoire un temps d’inventaire, d’invention et de créativité, nous avons fait le choix de la renaissance. Nous avons fait le choix du progrès face au péril du repli sur soi et de l’aventure politique. C’est dans ce contexte qu’il faut situer la crise qui a secoué le FPI. La bataille a été rude. Elle n’a pas permis la tenue en décembre 2014 du congrès ordinaire qui devait permettre d’établir un bilan exhaustif de nos dix (10) ans à la tête de l’Etat (2000-2010), d’analyser les causes de notre chute, c’est-à-dire de l’incapacité dans laquelle nous nous sommes trouvés de résoudre les problèmes majeurs auxquels nous étions confrontés.


Nous avons fait le bon choix. Le choix du bon sens et de la maturité politique. Votre présence massive en est la démonstration éloquente.


Cette présence massive et joyeuse, cette effervescence militante est un message clair et sans équivoque à tous ceux qui ces derniers mois se sont interrogés et ont cherché la demeure de la légitimité. Eh bien le débat est clos. Elle est ici avec nous.


Mais les portes de la maison restent ouvertes à tous, anciens comme nouveaux membres de cette grande famille qui doit se mobiliser pour la refondation de la Côte d’Ivoire.


La Côte d’Ivoire, cette terre d’espérance et d’hospitalité a été transformée en champ de haine et de misère. Ce pays de paix et d’amour est devenu un foyer de rébellion, de « microbes », de violence et de barbarie. Chaque jour, de toutes les régions de notre cher pays de toutes les couches socioprofessionnelles montent les appels au secours de notre peuple.


Le pays nous appelle parce qu’il est attaqué dans ses fondations et menacés d’implosion. Le pays nous appelle parce qu’il est pris en otage et soumis au népotisme, au clientélisme, au « rattrapage » et à la prédation.


Notre pays est défiguré et martyrisé ; mais notre peuple est prêt pour le changement, dans l’espérance de la renaissance.


Nous sommes rassemblés ce jour pour répondre à cet appel, pour relever les défis auxquels le pays doit faire face.


Le changement, c’est d’abord l’alternance démocratique, c’est-à-dire la défaite d’Alassane Ouattara en octobre 2015 et le retour du FPI au pouvoir.


Ouattara doit partir. C’est un impératif. Il doit partir à cause du drame dans lequel il a plongé le pays ; à cause de la dévastation qu’il a occasionné ; à cause des milliers de morts de la rébellion du 19 septembre 2002 , des crimes commis contre l’humanité et des graves violations des droits de l’homme ; du pillage organisé des ressources du pays, des biens publics et privés ; de la pauvreté généralisée qu’il a provoquée ; de l’insécurité chronique qu’il a instaurée; des humiliations qu’il a fait subir au pays ; de la déportation de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé Charles à la CPI. Nous sommes réunis ce jour pour arrêter les modalités de ce départ, pour désigner celui d’entre nous qui doit nous conduire à l’objectif.


Au moment où le Président Laurent Gbagbo, le candidat naturel du FPI est loin de nous, dans les geôles de la CPI par la volonté de nos adversaires politiques, la désignation de notre candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2015 pour battre Alassane Ouattara et favoriser la libération de Laurent Gbagbo, est un acte de grande responsabilité qui marque aussi un tournant dans l’histoire de notre parti. C’est l’occasion unique et historique pour les disciples que nous sommes, d’honorer  le maitre.


Mais le changement, c’est aussi une nouvelle espérance pour la paix, la réconciliation nationale et le progrès social :


-         L’espérance d’une nation unie et solidaire, débarrassée de la politique de rattrapage, attachée à la justice et aux droits de l’homme, sans prisonniers politiques, sans exilés ni réfugiés, sans comptes gelés, une nation de la diversité, de l’égalité et de la liberté ;


-         L’espérance d’une nation riche et prospère ;


-         L’espérance d’une nation en paix à l’intérieur et avec ses voisins, stable, admirée et respectée ;


-         L’espérance d’une nation de la modernité sociale.


 


Le changement maintenant, est le programme de l’espérance. Nous y croyons fermement parce qu’il est l’aspiration profonde de l’écrasante majorité de nos compatriotes qui gémissent et souffrent en silence.


Le changement maintenant, pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire démocratique, libre, prospère et solidaire.


 


Je vous remercie


Pascal AFFI N’Guessan
Président du FPI.


 Lu : 1553 fois | Date d'ajout : 04/06/2015 | Source : FPI

     
       
 
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