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COMMUNIQUE FPI : FÊTE DE LA LIBERTE YOPOUGON 2018​
COMMUNIQUE FPI : FÊTE DE LA LIBERTE YOPOUGON 2018 Rencontres de mobilisation du Président du Parti dans les Fédérations du District d’Abidjan. &bull...
 
 
 
Dans la presse
 
Discours d’ouverture du Président AFFI, au 4ème Congrès ordinaire du FPI le 27 JUILLET 2018


• Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentations des Missions Diplomatiques ;

• Honorables Chefs Traditionnels et coutumiers ;
• Honorables invités venus du Niger, du Bénin, du Burkina… ;
• Chers frères et sœurs présidents et Représentants des partis politiques de Côte d’Ivoire ;
• Mesdames et Messieurs les leaders des Organisations Syndicales et de la Société Civile ;
• Camarades membres de la Direction et des Organes centraux du Front Populaire Ivoirien (FPI) ;
• Camarades Secrétaires Généraux de Fédération ;
• Camarades délégués des Sections et des Représentations du FPI à l’Etranger ;
• Honorables invités


Ce jour est un grand jour pour le Front Populaire Ivoirien (FPI), un jour de retrouvailles après tant d’années de rudes batailles, de tristesse mais aussi de succès et de joie, un jour de vérité sur notre passé, notre histoire récente, et d’engagement sur notre futur, sur l’avenir de notre pays et de notre combat.


C’est donc avec beaucoup d’émotion et une légitime fierté que je prends la parole, au nom de la Direction du FPI, pour vous souhaiter la bienvenue à ce 4ème congrès ordinaire de notre parti.


Chacune et chacun d’entre vous, camarades militantes et militants, ressent certainement comme moi, en ce jour, ce sentiment d’allégresse teinté de mélancolie au regard des drames que nous avons vécus ensemble ces dernières années mais aussi des succès remportés à travers l’espérance suscitée par notre accession au pouvoir en octobre 2000.


La mélancolie, notre tristesse, c’est l’absence remarquable à nos côtés à ce moment particulier de notre lutte, du Camarade Laurent Gbagbo, fondateur du parti, injustement incarcéré dans les geôles de la Cour Pénale Internationale (CPI). La douloureuse situation qu’il vit nous peine et nous interpelle sur la cruauté du destin, généralement celui des prophètes et des hommes de progrès.


L’acharnement judiciaire contre Simone Gbagbo et tous les prisonniers politiques, civils et militaires, de la crise postélectorale, nous révoltent et en même temps qu’il indique la vie de la liberté : la mobilisation et l’engagement pour la démocratie et l’alternance 2020.


D’autres illustres militants ont été arrachés à notre affection dans la tourmente des crises que le pays a connue depuis 2000, en particulier dans la crise postélectorale de 2010/2011, dans l’épreuve de l’exil ou au cours de la lutte pour la restauration de notre pays. En hommage aux martyrs de la démocratie, de la paix et de la souveraineté nationale, je vous prie Honorables invités, mesdames et messieurs, camarades militants de bien vouloir observer une minute de silence.
…..
Merci.


Camarades militantes, camarades militants, votre présence massive à ce congrès, la confiance que vous m’avez toujours me témoignez, la solidarité dont nous faisons preuve depuis ces nombreuses années, en particulier face à la rébellion armée de 2002, dans la crise postélectorale de 2011 et tout récemment face à la fronde de certains camarades de la direction, nous réconfortent et nous rassurent, par e qu’elles témoignent de notre foi commune dans les valeurs du FPI, de notre engagement militant et de notre détermination dans la bataille pour la construction de notre pays.


Dans cette bataille, nous ne sommes pas et nous n’avons jamais été seuls. Je salue, au nom des braves militants du FPI, les illustres personnalités nationales et étrangères qui nous ont toujours manifestés leur sympathie et qui nous honorent encore aujourd’hui de leur présence à ce congrès.


Permettez-moi de remercier de façon particulière les délégations venues du Niger :


- Celle du parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme avec l’honorable député Abdoul Jariri.


Cher collègue, cher camarade, merci de ta présence, témoignage de la fraternité ivoiro-nigérienne, illustration de la solidarité des forces socialistes africaines. Je vous prie, honorable député de bien, de bien vouloir transmettre au Camarade Mohamed Bazoum, Président du PNDS, aux militants du parti et en particulier à son Excellence Issoufou MAHAMADOU, Président de la république du Niger, toute notre gratitude et nos affectueuses salutations.


- Celle du RSD-GASKIYA, forte de trois (3) personnes et conduite par le camarade MAHAMADOU OUMAROU,


- Je salue Madame AHOUSSI Gisèle Vice-Présidente du Bureau politique du Parti Social-Démocrate (PSD), du Bénin .


Il y a dix-sept ans, chers camarades, nous nous sommes réunis dans la joie et la ferveur à l’occasion du 3ème congrès ordinaire, pour donner une direction et un cadre d’action dans le soutien à l’action du Président Laurent Gbagbo, que le FPI et le peuple de Côte d’Ivoire venaient de porter à la tête du pays.
Gonflés à bloc, animés d’une foi profonde en la Refondation de notre pays, nous nous sommes quittés dans l’espoir de nous retrouver trois ans plus tard, pour évaluer le chemin parcouru et prendre de nouveaux engagements.


La rébellion armée du 19 septembre 2002 a été pour nous, un défi aux multiples dimensions : défi politique, défi diplomatique, défi médiatique, économique, culturel et un défi social. La souveraineté nationale, la paix et la stabilité, la démocratie et l’Etat de droit, la construction nationale en étaient les enjeux. La rébellion militaro-politique du 19 septembre 2002 a été une tragédie, la crise postélectorale de 2010/2011 une folie. De la tragédie à la folie, le capital politique, moral, économique et social de notre pays a été liquidé.


Notre pays est en faillite et le régime de Monsieur Alassane Ouattara en porte la principale responsabilité. Sept (7) ans après son accession au pouvoir dans le feu des armes à feu, l’échec de Monsieur Alassane Ouattara est consacré.


Le pays est enlisé dans les procès politiques qui se poursuivent sans retenue, noyé dans les inondations, enseveli sous les décombres des quartiers que l’on détruits sans ménagement et mesures d’accompagnement, empêtré dans la corruption et le racket, traumatisé par l’insécurité endémique, dont ‘’les microbes’’. Ces enfants dits en conflit avec la loi en sont le symbole écrasé par la misère dont la gravité rivalise avec les taux de croissance mirobolants et fallacieux sur la croissance économique du pays, meurtri par la situation de ces centaines de miliers d’Ivoiriens qui continuent de vivre le calvaire de l’exil à travers le monde.


Pourquoi cette si longue absence, cette folie collective qui a déferlé sur notre pays et qui le laisse meurtri, brisé, émasculé. Et pourtant notre ambition de Refondation trouvait sa pleine justification dans la mauvaise gouvernance des affaires publiques, dans la recrudescence de la pauvreté et de la précarité, dans le recul des valeurs de la morale et de la République et dans la profonde aspiration de notre peuple à l’unité, à la liberté, à l’égalité, à la justice et au bonheur.


Notre engagement a été patriotique, démocratique et républicain, dans le sens de la promotion d’une mystique du travail et de la performance, du dialogue et de la tolérance, des droits de l’Homme et priorisation de l’intérêt national, d’une adhésion sans faille aux principes de la légalité et des droits de l’homme. Ces vertus cardinales expliquent le succès indéniables des premières années de la Refondation. Mais des succès furent insuffisants pour éteindre le feu de la discorde et de la violence qui couvait depuis plusieurs années.
La Côte d’Ivoire est une ‘’terre d’espérance’’, un pays de convergences et d’hospitalité, une nation de la diversité, donc de tolérance, d’égalité et de liberté. Un pays de paix. Ces valeurs cardinales exaltées par notre hymne national et qui ont fondé hier la prospérité et le prestige de notre pays, sont aujourd’hui bafouées, méprisées et piétinées. La fraternité a été assassinée, l’Etat n’est plus l’incarnation de la volonté générale, mais celle des vainqueurs du 11 avril 2011.


L’Etat n’est plus le garant des libertés, de la justice, de la sécurité et de la propriété, mais un instrument de domination, d’exclusion et d’exploitation du peuple par le clan au pouvoir. L’intérêt général a été enseveli au profit des intérêts particuliers et des particularismes. Le gouvernement du pays est privatisé, tribalisé, clanisé.
Comment alors s’étonner que les jeunes ivoiriens fuient en masse leur pays bravant les risques de l’immigration clandestine pour espérer un avenir meilleur au-delà de la méditerranée. Parce qu’ils refusent avec obstination d’emprunter la seule voie de rédemption pour notre pays, celle qu’attendent avec impatience nos compatriotes, la voie de la réconciliation nationale et d’une paix durable en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a échoué.


Alassane Ouattara et ses gouvernements successifs ont échoué à restaurer la paix, la stabilité, et la prospérité dans notre pays. Ils ont échoué à réconcilier les Ivoiriens, à restaurer l’unité nationale et la cohésion sociale. Ils ont échoué à promouvoir une justice indépendante, impartiale et crédible. Ils ont échoué à bâtir une armée républicaine unie dans un même esprit, à garantir la stabilité du pays et à assurer la sécurité des personnes et des biens.


Ils ont échoué à conduire une saine gestion des deniers publics et à préserver le pays de la corruption, du népotisme et du clientélisme.


Ils ont échoué à améliorer les conditions de vie des Ivoiriens, à créer des emplois et à améliorer les revenus des travailleurs, à combattre la cherté de la vie, à démocratiser l’accès à l’éducation, à la formation professionnelle, aux soins de santé, à des logements décents, etc.
Ils ont échoué à restaurer l’image et le prestige de notre pays. Ils ont divisé les Ivoiriens. Ils ont désorganisé l’armée. Ils viennent de faire exploser le RHDP, la plate-forme qui a permis leur accession au pouvoir. Leurs choix stratégiques dictés par le ressentiment, la soif de vengeance, la logique de prédation et l’esprit de clan ont conduit le pays dans l’impasse.


Un gouvernement clanique ne peut engendrer qu’un Etat clanique.


Un gouvernement des vainqueurs ne peut servir que les intérêts des vainqueurs au détriment de l’unité nationale et de l’intérêt général.


Un gouvernement de prédateurs et de profiteurs ne peut produire qu’un régime corrompu, violent et liberticide.


Un pouvoir autocratique ne peut produire un régime démocratique.


Notre pays est en lambeaux mais l’espérance, cette attente confiante en un avenir de paix, de sécurité, de fraternité et de prospérité sommeille dans le cœur de chaque ivoirienne et de chaque Ivoirien. Quoiqu’il arrive, la flamme de l’espérance ne peut et ne doit s’éteindre.


Mais quelle espérance pour la Côte d’Ivoire aujourd’hui ?
- L’espérance d’une nation unie, réconciliée avec elle-même, avec la paix, la stabilité et la sécurité ;
- L’espérance d’un Etat moderne produit authentique de notre personnalité, de notre histoire, de nos cultures et de nos traditions et instruments pour la réalisation de nos rêves et de nos ambitions individuels et collectifs ;
- L’espérance d’une prospérité économique dont le dynamisme et la vitalité sont d’abord le fruit du travail et des initiatives des Ivoiriennes et des Ivoiriens ;
- L’espérance d’un pays de la modernité sociale dans lequel l’homme est la mesure de toute chose, le moteur et la justification de l’action publique ;
- L’espérance de redonner à ce pays son rayonnement, son prestige et sa fierté.
Cette œuvre de renaissance, cette nouvelle espérance exige une réaction nationale, un sursaut populaire, une alliance des forces de progrès autour d’un projet politique fédérateur et d’un leadership responsable, respectable et digne de confiance. Un nouvelle Alliance.


Cette nouvelle alliance, tend les bras à toutes les forces politiques et sociales, à toutes celles et tous ceux que la situation chaotique de notre pays afflige qui se sentent floués par les promesses démagogiques d’Alassane Ouattara, qui n’ont plus confiance, qui refusent catégoriquement qu’en 2020 Alassane Ouattara se mêle de notre élection présidentielle et qui veulent répondre unis et forts, à l’ardent désir de changement de notre peuple.
J’appelle solennellement, urgemment et violemment à la constitution d’une Alliance Nationale pour la Démocratie, la Paix et le Progrès (ANDPP).
La première alliance a conduit le pays au pluralisme politique et à la liberté d’opinion et d’expression. Elle a permis des avancées politiques, économiques et sociales indéniables. Mais elle a sombré dans la guerre et dans des souffrances indicibles. La mort, la prison, l’exil, la précarité sont intervenus comme la sanction de nos errements.
Camarades, nous ne sommes plus au temps des hésitations ni des doutes. Nous voici au temps de la conviction, de la cohérence, de la mobilisation et de l’engagement.


Nous sommes venus parler de notre avenir, l’avenir de notre lutte, de notre combat pour la démocratie dans notre pays, pour le progrès au profit de tous, en particulier de nos parents du monde rural, des jeunes et des femmes abandonnés à leur sort, et de tous ceux de nos compatriotes qui vivent dans la précarité et qui se sentent marginalisés.


Nous connaissons le présent qui nous afflige. Nous connaissons le passé avec lequel nous voulons rompre.


Nous connaissons l’avenir que nous désirons pour notre peuple et pour l’Afrique.


Nous avons choisi de répondre au drame que vit notre pays en traçant au peuple le chemin de la rédemption, le chemin d’une nouvelle alliance, le chemin d’une nouvelle vision, le chemin d’une nouvelle sagesse.


Cette nouvelle alliance doit prendre appui sur l’autonomie de la volonté, sur la raison critique, la vérité de l’esprit, la connaissance, des convictions solides et une foi vivante au service de la capacité de discernement et du bon sens.
La nouvelle alliance est une vision renouvelée du monde, de l’Afrique et de notre pays la Côte d’ Ivoire.


La nouvelle alliance est une manière nouvelle de vivre les rapports avec nos concitoyens dans leurs diversités régionale, ethnique, religieuse, socio-professionnelle, etc. ; une solidarité généreuse et un engagement sincère et patriotique en faveur de leur émancipation, de leur épanouissement et de l’unité nationale.


La nouvelle alliance est une nouvelle manière de vivre les rapports avec l’Etranger et la Communauté Internationale ; puisque la mondialisation est une réalité implacable que nous devons assumer avec lucidité et responsabilité ; puisque notre organisation politique est internationaliste ; puisque nous sommes des socialistes et des sociaux- démocrates qui inscrivent leur lutte dans la solidarité des forces de progrès à travers le monde ; et enfin, puisque l’hospitalité, l’accueil et les prévenances à l’égard de l’étranger sont au cœur de nos valeurs africaines.


La nouvelle alliance est un engagement pour la bonne gouvernance des affaires publiques et privées ; le décret que la corruption et la prévarication sont une malédiction ; la condamnation ferme et sans équivoque du népotisme et du clientélisme.
La nouvelle alliance est une sanctification de la pensée, de la parole et de l’action au service du bonheur de nos compatriotes et de la grandeur de notre nation.


L’arche de cette alliance, le sceau de cette alliance, c’est un Parti nouveau, doté de Structures nouvelles dans un esprit nouveau.
Depuis ‪2013-2104‬ l’œuvre de rénovation du parti est en marche. Des progrès incontestables ont été réalisés aussi bien au niveau de la Direction du parti que dans la redynamisation des Structures de base et le repositionnement du Parti sur l’échiquier international. Mais il nous reste encore beaucoup de travail pour assurer la reconquête du pouvoir en 2020.


Chers Camarades, ne nous laissons pas distraire ni émouvoir par les gesticulations de nos camarades qui se sont momentanément éloignés de nous. Ils reviendront au bercail car la fronde n’est pas un projet politique. Beaucoup sont de retour. Salut à toi, camarade Achille GNAHORE, pour son courage politique, ta force morale, ta lucidité et ton sens du discernement éthique, qui fondent ton engagement en faveur de l’unité du parti. Avec toi, je salue tous les enfants prodiges de la Renaissance du FPI. Avec vous, 2020 est à notre portée.


2020 est à nous. Oui 2020 est à nous car notre amour pour notre pays la Côte d’Ivoire est une force, une foi qui soulève des montagnes, qui renversera toute muraille dressée sur notre passage, qui brisera toute épée levée contre nous, qui balayera tout mauvais sentiment nourrit contre nous.
2020 est à notre portée ; car nous avons les capacités politiques pour briser le sentiment de résignation qui accable notre peuple, susciter une nouvelle espérance et mobiliser pour la victoire.
2020 est à nous car l’adversaire est déjà dans la confusion.


C’est pourquoi nous devons poursuivre et amplifier le travail de modernisation du parti décliné dans : « les dix (10) chantiers pour la reconquête du pouvoir d’Etat. » ; à savoir :


1 – Consolider l’appareil politique et administratif du parti ;
2 - renforcer la communication et le marketing politique du parti ;
3 - consolider le repositionnement international du parti ;
4 – redynamiser la politique de financement du parti ;
5 – développer la communication interne du parti;
6 – développer la formation des militants et renforcer les capacités des cadres;
7 – Lutter pour les libertés, la justice, la démocratie et l’alternance politique ;
8 – moderniser la vision stratégique et actualiser le programme de Gouvernement ;
9 – redynamiser la politique sociale du parti ;
10 – mettre en œuvre une stratégie d’alliance pour l’alternance en 2020.


Camarades congressistes,


Comme vous le voyez, les taches qui nous attendent à l’issue de ce congrès sont d’une importance capitale pour le présent et pour l’avenir de notre pays. C’est pourquoi je forme le vœu de débats enrichissants afin que l’alternance se fasse dans un climat apaisé pour la nouvelle espérance de la Côte d’Ivoire avec le FPI au pouvoir en 2020.


Je vous remercie.


Pascal AFFI N’Guessan
Député, Président du FPI.



 Lu : 66 fois | Date d'ajout : 29/07/2018 | Source : affinguessan.com

     
       
 
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