02/07/2018
Conférence de presse du président Affi sur le congrès du 27 juillet 2018, ce mardi 03 juillet 2018 à 11h au siège du parti...
04/06/2018
Le Président AFFI participe aux activités parlementaires ce lundi 04 juin 2018 à 10h sur la question du phénomène des enfants en conflit avec la lo...
 
COMMUNIQUE FPI : FÊTE DE LA LIBERTE YOPOUGON 2018​
COMMUNIQUE FPI : FÊTE DE LA LIBERTE YOPOUGON 2018 Rencontres de mobilisation du Président du Parti dans les Fédérations du District d’Abidjan. &bull...
 
 
 
Dans la presse
 
CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT PASCAL AFFI N’GUESSAN du mercredi 8 août 2018










Lieu : Siège du FPI


Chers amis de la presse nationale et internationale, je voudrais encore une fois vous dire infiniment merci.


Je vous remercie de cette présence qui témoigne de l’intérêt que vous avez toujours accordé au Front Populaire Ivoirien (FPI) et aux activités qu’il mène.


Avant d’évoquer les questions du moment, je voudrais profiter de cette conférence de presse pour vous remercier, également, de la grande mobilisation que nous avons enregistrée, à l’occasion du 4ème congrès ordinaire de notre parti. Grâce à vous, ce congrès a été une réussite parfaite, à la fois par la mobilisation de nos militants, mais aussi par la qualité des invités qui nous ont fait l’honneur d’être présents à la cérémonie d’ouverture et de clôture. Et enfin, par la qualité des décisions qui ont sanctionnés ce 4ème congrès ordinaire.


Ce congrès nous a permis de donner une réponse définitive a deux grandes préoccupations que l’opinion nationale avait vis-à-vis du FPI. A savoir, la question de la légitimité de la direction que j’ai toujours eue à conduire. Cette légitimité a été affirmée de façon éclatante et sans ambages, et je crois que cela a été le premier succès de ce congrès reconnu par la presse nationale et internationale.


Ce congrès a été aussi l’occasion de conforter la légalité du parti, à travers la qualité des invités nationaux comme internationaux. Ceux-là sont venus affirmer, consacrer la présence, l’existence, la légalité et la légitimité de la direction que je conduis. Nous sommes sortis véritablement satisfait de ce congrès, nous avons réalisé toutes les formalités administratives qui découlent d’un tel rassemblement. A savoir, transmettre aux autorités administratives compétentes les documents du congrès, à savoir le rapport général du congrès, les motions, les résolutions, la composition de la nouvelle direction du FPI, les statuts amendés du parti. Je voudrais vous dire que ce congrès a été suivi de bout en bout par deux huissiers de justice de manière à ce que son authenticité et sa légitimité, sa légalité, soient incontestables. Ces deux huissiers ont transmis au ministère de l’intérieur, par exploit, toutes les résolutions, tous les documents qui ont sanctionné cette cérémonie. Il était important de l’affirmer pour que cela soit noté et que cela puisse guider l’action des uns et des autres.


Evidemment, nous avons à l’occasion de ce congrès, parlé de l’actualité politique nationale. Nous avons parlé des grands chantiers qui nous attendaient, au sortir de ce congrès qui touche à la fois, à la vie politique nationale, au destin de nos compatriotes, mais qui touche aussi à la situation des prisonniers politiques, des exilés, donc aux conséquences de la crise de 2010-2011, qui touche aussi à l’avenir de la Côte d’Ivoire, à savoir les conditions de l’alternance démocratique.


C’est avec beaucoup d’attention que nous avons suivi l’intervention traditionnelle du Chef de l’Etat, à l’occasion de la célébration de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Le 6 août, le Président de la République a parlé. A l’occasion de ce discours, il a fait de grandes annonces, il a annoncé un ensemble de mesures qui sont tellement importantes que le FPI se devait de réagir de manière à marquer cet événement, de manière à prendre date, de manière à tirer les enseignements de tout ce qui a été dit et à orienter l’action que nous devons engager ensemble autour de ces annonces, dans les mois à venir.


Je ne m’attarderai pas sur les propos d’auto satisfaction du Chef de l’Etat, concernant les résultats de sa politique économique et sociale qu’il est seul à voir et à sentir quand on voir dans quel état se trouve notre pays. Du reste lui-même ne s’est pas attardé sur son bilan. Après les avoir évoqués rapidement, il s’est plutôt appesanti sur les questions d’ordre politique.


Sur ces questions, je voudrais saluer au nom du FPI, la décision du Chef de l’Etat de prendre une loi d’amnistie afin de faire libérer les prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles du régime depuis la crise de 2010-2011. Cette ordonnance portant amnistie va concerner, d’après le Chef de l’Etat, 800 personnes dont certaines, sous le coup de mandat d’arrêt, sont encore en exil. C’est une décision qui va donc se traduire concrètement par la libération de tous les prisonniers politiques, en particulier la libération de notre camarade Simone Ehivet Gbagbo, de nos camarades Assoa Adou et Lida Kouassi, en détention injustement depuis plusieurs années.


Cette décision attendue par les Ivoiriens, depuis plusieurs années, nous réjouit au plus haut point. C’est d’ailleurs parce que cela a constitué toujours une préoccupation pour le FPI que dès l’ouverture du dialogue politique avec le gouvernement, notre parti avait placé cette question au centre de ces préoccupations : la libération des prisonniers politiques, le dégel des comptes bancaires des pro-Gbagbo et le retour sécurisé des exilés. Pour le FPI et pour de nombreux observateurs, le maintien en prison d’Ivoiriens présumés proches du président Gbagbo et le harcèlement judiciaire qui contraignait des milliers autres en exil, constituaient des facteurs bloquant du processus de réconciliation nationale.


En décidant de libérer les prisonniers politiques et en renonçant à poursuivre les exilés, le Chef de l’Etat franchit le premier palier sur l’échelle de la réconciliation nationale. C’est une décision qui mérite d’être saluée, et je voudrais au nom du FPI, féliciter le président de la République d’avoir compris les attentes de nos compatriotes. Lui-même l’a dit au cours de son allocution qu’il a pris le temps de la réflexion. Ce temps a été long, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et il est bon d’encourager ceux qui font bien, même s’ils le font en retard.


Je note également que pour accompagner cette première décision satisfaisante et sans doute dans l’optique d’éteindre les effets négatifs de la crise post électorale, le Chef de l’Etat à enfin décidé de réformer la Commission Électorale Indépendante (CEI). Nous saluons tout naturellement cette décision qui est une réponse aux revendications du FPI et de tous les partis politiques de l’opposition. De fait, la Cei a été toujours au centre des crises en Côte d’Ivoire, notamment la crise postélectorale de 2010-2011. Par son format et son mode de fonctionnement, cette institution a été jugée non crédible, inféodée au parti au pouvoir. Au moment où le Chef de l’Etat décide d’accéder à cette aspiration des Ivoiriens de la classe politique, je voudrais saluer toutes les initiatives tant au niveau national qu’international qui ont contribué à faire admettre la nécessité de réformer la CEI en vue de garantir des élections justes et transparentes pour consolider notre jeune démocratie.


Évidemment, la décision du Chef de l’Etat signifie qu’il faut envisager le report des élections municipales et régionales prévues pour se tenir le 13 octobre 2018. Ce report permettra de mettre en œuvre la réforme annoncée avec la participation de tous les acteurs politiques, civils et institutionnels.


La volonté exprimée du Chef de l’Etat de passer le flambeau à la jeune génération à l’échéance de 2020 rencontre notre parfaite compréhension. Pour le FPI, la nécessité de moderniser la Côte d’Ivoire, en vue de la hisser au rang de grande nation, implique la mise en œuvre d’un processus d’alternance politique, de transition générationnelle, afin qu’aucun citoyen ne soit amené à s’accrocher au pouvoir. Notre pays a besoin de renouveler sa classe politique et son offre politique pour mieux faire face aux défis des temps nouveaux et de capitaliser les acquis du passé.


L’appel du Chef de l’Etat à la fondation du nouveau contrat social nous paraît d’autant plus fondé que les décennies de crises socio-politiques et militaires ont fini par ébranler les fondamentaux de notre jeune nation en construction. Ces crises récurrentes interpellent n’ont seulement la classe politique mais aussi l’ensemble du corps social qui dans une introspection, doit faire un diagnostic franc des maux et autres facteurs à l’origine de notre infortune. La Côte d’Ivoire ne pourra se construire durablement et dans la paix si elle ne tire les enseignements des crises qui jalonnent son parcours. C’est pourquoi dès ma sortie de prison en août 2013, j’ai proposé l’organisation des états généraux de la république (EGR) avec comme finalité l’adoption d’un nouveau contrat social, socle de toutes les légitimités devant fonder nos actions.
Je me réjouis de voir le Chef de l’Etat rejoindre cette préoccupation qu’il avait au demeurant rejeté il y a 5 ans, la qualifiant de bavardage et de perte de temps inutile. Mais là aussi, il a pris le temps de la réflexion et le temps a fait son œuvre. Le temps et les circonstances ont ainsi eu raison de toutes les résistances et de toutes les réticences.


Je voudrais saisir la présente occasion pour adresser mes remerciements sincères à toutes les personnes et à toutes les organisations tant nationales qu’internationales dont les actions souterraines, souvent visibles, toujours efficaces, ont permis au Chef de l’Etat de prendre la mesure des attentes de nos compatriotes, des aspirations de nos compatriotes, mais aussi de la préoccupation de la communauté internationale. Communauté internationale que nous avons toujours alimenté de nos analyses, de nos réflexions, de notre perception de la situation politique nationale et toutes choses qui ont abouti aux mesures courageuses annoncées le 6 août dernier.


Je voudrais, solennellement, exhorter le président de la République, a donner un contenu concret à ces annonces. Lui dire qu’il faut aller au-delà de ce qui a été dit. Parce qu’en ce qui concerne les prisonniers politiques, il ne faut pas oublier qu’il y a encore une centaine de nos frères qui ont servi la nation ivoirienne dans l’armée nationale qui n’ont pas été pris en compte. Or la réconciliation ne peut pas être partielle. Elle l’est ou elle ne l’est pas.


L’amnistie qui est une mesure de réconciliation nationale ne peut pas être discriminatoire, sinon elle n’est plus une amnistie.
C’est pourquoi le FPI encourage le Chef de l’Etat à aller plus loin afin de faire libérer tous les militaires encore en détention de manière à ce que l’action qu’il compte engager pour bâtir une Côte d’Ivoire nouvelle, plus forte, plus tolérante et plus équitable, soit une action totale, une action qui aboutisse effectivement à cet objectif.


Le Chef de l’Etat a voulu placer cette fête de l’indépendance sous le signe d’un nouveau départ, d’une nouvelle chance que nous nous donnons pour faire grandir la Côte d’Ivoire dans l’amour, dans la confiance mutuelle et dans la solidarité. Je voudrais rassurer de la disponibilité du FPI et de l’engagement de notre parti à prendre toute sa part dans cette nouvelle orientation de la politique en Côte d’Ivoire, parce que celle qui est attendu par nos compatriote, souhaité par la communauté internationale et qui peut permettre à ce pays de rompre avec les violences du passé et de fonder l’avenir dans la paix, la stabilité et la prospérité. C’est pourquoi nous sommes ouverts à prendre notre part dans le dialogue politique qui doit nécessairement s’ouvrir afin qu’ensemble nous tracions les sillons de cette nouvelle Côte d’Ivoire.


Je vous remercie


Pascal AFFI N’Guessan Ex-Premier Ministre
Président du FPI
Député de Bongouanou Sous-Préfecture









 Lu : 137 fois | Date d'ajout : 10/08/2018 | Source : affinguessan.com

     
       
 
Copyright © 2014 tous droits reservés - Copie strictement interdite