11/08/2021
Le Président AFFI participe aux activités parlementaires à 10 heures à l’Hémicycle...
11/08/2021
Le Président AFFI préside la réunion du Secrétariat exécutif à 15 heures, au siège du parti...
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
...
 
 
 
Dans la presse
 
DISCOURS INTEGRAL D'AFFI. MEETING DE CLÔTURE DE YAMOUSSOUKRO


Le candidat du Fpi, le président Pascal Affi N’Guessan, était dans le District autonome de Yamoussoukro du vendredi 21 au Dimanche 24 août 2015 où il s’est entretenu avec les populations de Toumbokro, Zatta, Gourominakro, Zambakro et Duokro. Au terme de ces différentes tournée dans ces villages, un meeting de clôture s’est tenu dans la capitale politique, à la place « Zone Z » à  N’Zuessi, le dimanche 23 aout 2015. Nous vous proposons l’intégralité du discours du candidat Affi. 


« …La première raison des tournées que je fais, c’est d’apporter ma compassion personnelle et surtout la compassion du Front populaire ivoirien (Fpi) à toutes les populations de Côte d’Ivoire. Parce que nous avons tous vécu les évènements de la crise postélectorale. On sait qu’après cette élection, il y a eu beaucoup de morts, beaucoup de biens détruits.


Mais, au-delà de la crise de 2010-2011, depuis 2002, le pays est en crise. Au cours de ses dix dernières années, il y a eu beaucoup de problèmes sur le terrain. Nous même, à un moment donné, on ne pouvait pas franchir ce qu’on a appelé la ligne de partitions. Le pays a été coupé en deux pendant des années. Nous qui étions en bas, on ne pouvait pas aller au nord. Beaucoup de ceux qui étaient au nord ne pouvaient pas venir au sud. Puis, il y a eu l’accord de Ouagadougou.


On dit d’aller aux élections en 2010. On pensait qu’avec les élections, le pays allait retrouver la paix. Malheureusement, il y a eu encore la guerre. Elle a été encore plus dramatique, de nouveaux morts, de nouvelles violences, des arrestations massives, la déportation du président en exercice à la Haye (Pays-Bas), dans une prison internationale. C’est un grand traumatisme. Quand il y a une situation comme cela, vous qui êtes des responsables politiques, votre devoir c’est d’être aux côtés du peuple affligé.


Donc je fais cette tournée que j’ai commencé en 2013, quand je suis sorti de prison, pour d’abord apporter la compassion à toute la population de Côte d’Ivoire, affligées par toutes les crises qui ont secoué le pays depuis plusieurs années. Je considère que, quand on est chef, quand on veut faire la politique, c’est qu’on pense et on veut du bien au peuple. Si on n’aime pas le peuple, on ne peut pas faire la politique. Ou alors, on fait la politique, mais on la fait mal. C’est l’amour de l’homme qui doit déterminer l’action politique. Parce qu’on fait tout ça pour le bien des hommes, pour le bien de la nation, pour le bien de ses compatriotes. Donc si les compatriotes sont affligés, l’homme politique qui se dit sincère doit être à leur côté. C’est pourquoi nous sommes venus. On aurait dû venir plutôt, s’il n’y avait pas eu d’autres problèmes. Mais, mieux vaut tard que jamais. C’est pourquoi nous sommes venus pour vous apporter la compassion, pour vous dire « yako » pour tout ce que vous avez vécu.


Mais, en même temps, pour vous dire de sécher vos lames, parce que la lutte doit continuer. C’est les chefs qui disent que tant que la marche n’est pas finie, le balancement des bras ne s’arrête pas. La vie continue. Je dis souvent que la vie est comme un train sans frein. Il ne s’arrête pas, il avance seulement, chaque jour, avec ses besoins, ses problèmes, ses opportunités. Donc nous qui voulons aller dans ce train, nous ne devons pas nous arrêter. Parce que si tu t’arrêtes, le train te laisse pour partir. En même temps que nous avons des problèmes, nous devons penser comment faire pour résoudre ces problèmes, comment faire pour avancer, comment faire pour manger demain, comment faire pour envoyer les enfants à l’école demain, soigner la famille, construire des maisons. En tout cas, améliorer notre vie quotidienne. Il faut qu’on pense à ça. C’est pourquoi, quand je suis sorti, j’ai dit que face à cette situation, qu’est-ce qu’on fait ?


Beaucoup de nos frères au sein du Fpi, qui ont été traumatisés, qui sont meurtris à partir de ce que nous avons vécu, voulaient qu’on reste dans une logique d’affrontement. Les gens ont rendu notre pays ingouvernable. Aujourd’hui, ils sont au pouvoir, nous aussi, on doit rendre ce pays ingouvernable, on ne doit pas les laisser tranquille, il faut continuer de les combattre. Moi je leur ai dit qu’il y a un temps pour chaque chose. Le temps où on s’est affronté, vous voyez les cadavres qui jonchent la Côte d’Ivoire, vous voyez les drames que vivent nos compatriotes, les dégâts que tout cela a causé. Est-ce qu’on va continuer dans ça. Si ont continue dans ça, c’est pour avoir quels résultats ? C’est pour aider qui ? C’est pour se venger inutilement ! Mais au détriment du peuple. C’est pour assouvir des égos, des sentiments personnels, mais ce n’est pas pour rendre service à la Côte d’Ivoire, ce n’est pas pour construire le pays si nous restons dans une logique de vengeance, de revanche. Si nous disons que nous faisons une politique pour la Côte d’Ivoire, nous devons sortir de cette logique. Parce que dans le monde, il y a ceux qui n’ont aucun scrupule pour gâter. Quand il s’agit de gâter quelque chose, ils ne réfléchissent plus, ils s’emparent de quelque chose. Pourvu que sa serve leurs intérêts, ils sont prêts à gâter.


Mais il y a ceux qui battissent, il y a ceux qui construisent. Dans la vie, le monde, malheureusement, est fait de cette façon. Il y a les bons et il y a les méchants, il y a les bandits et puis il y a les hommes honnêtes. Ce n’est pas parce que les bandits ont détruit que nous même qui sommes des êtres honnêtes, nous devons nous transformer en bandit. C’est qu’ils auront gagné deux fois. Gardons la tête froide, restons nous-mêmes. Notre devise c’est la transition pacifique à la démocratie, notre slogan c’est asseyons-nous et discutons. Continuons de prôner ce slogan, acceptons qu’on s’asseye pour discuter. Parce que moi, ce que je sais faire, ce que mon cœur me dit de faire, c’est ça je fais. Malgré les souffrances, malgré le faite qu’ils nous aient trainé dans la boue.


Mais si on veut être utile à la Côte d’Ivoire, nous devons pouvoir dépasser nos frustrations, nos humiliations personnelles pour pouvoir servir la cause. Il y en a qui citent Mandela en exemple mais qui ne regardent pas son histoire. Il a fait la prison 27 ans, il a subi toutes les humiliations de la part des blancs, mais quand il est sorti, il a prôné la réconciliation entre Noirs et Blancs. Il n’a pas invité ses frères et sœurs Noirs à prendre leur vengeance sur les Blancs. Donc si nous disons qu’il a été un grand homme, nous ne pouvons pas en même temps prôner l’inverse de la politique qu’il a mené.


Comme vous le savez, à cause de cette position, ça n’a pas été facile pour le Fpi. On m’a accusé de tous les noms. C’est pour ça ils disent que comme je veux le dialogue et la paix, c’est que j’ai été acheté par Ouattara. Même aujourd’hui, il en a qui croient que je fais campagne pour accompagner Ouattara, que je suis candidat pour accompagner Ouattara. Mais si je dois accompagner Ouattara, je n’ai pas besoin d’être candidat ! je peux même être dans son équipe de campagne. Quel est l’accompagnateur qui se promène à travers la Côte d’Ivoire pour dire de ne pas voter pour Ouattara ? Quel l’accompagnateur qui se promène à travers la Côte d’Ivoire pour dire qu’il veut prendre la place de Ouattara. Et c’est pour ça que je bouge, c’est pour ça que je ne dors pas, c’est pour ça que je parcours la Côte d’Ivoire, c’est pour ça que je rencontre la population. C’est pour que demain Ouattara ne soit plus au pouvoir. Parce qu’il a faire trop de tord à ce pays. La situation qui nous meurtri aujourd’hui, qui en est responsable ? Dépuis qu’il a mis pied ici, le pays n’a plus retrouvé la paix ! Le pays d’amour que Houphouet Boigny nous a légué, de prospérité qu’il nous a laissé. C’est un pays que nous ne reconnaissons plus à cause de lui. Un pays divisé, un pays de pauvreté, un pays où les droits de l’homme sont violés en permanence, un pays avec des milliers de prisonniers politiques, le seul pays africain qui a attrapé son président sortant pour l’envoyer en prison, dans une prison européenne. Est-ce que celui qui fait ça mérite de rester à la tête du pays ?


Je suis venu vous apporter ma compassion, mais pour qu’ensemble nous préparons l’avenir. Parce que l’avenir se trouve entre nos mains. L’avenir c’est dans l’élection qui va avoir lieu le 25 octobre 2015. Vous ne devez pas sous-estimer cette élection. Il y en a qui disent de ne pas aller aux élections, mais si on ne va pas aux élections comment allons-nous changer notre pays ? Le 25 octobre, dès maintenant l’Etat vous a remis le pouvoir, parce que le pouvoir appartient au peuple. Et ce pouvoir, c’est à travers le vote que vous le déléguez à quelqu’un. Parce que nous ne pouvons pas être tous président en même temps, nous ne pouvons pas être tous député en même temps, nous ne pouvons pas être tous maire en même temps, il faut une seule personne. C’est pourquoi nous donnons notre pouvoir à l’un des nôtres pour qu’il soit président. Mais quand on lui donne à travers le vote, c’est pour qu’il nous serve. C’est-à-dire qu’il travail pour nous, qu’il travail pour notre bonheur, qu’il travail pour notre progrès, on ne lui dit pas de prendre le pouvoir et faire ce qu’il en veut, on ne lui dit pas de prendre le pouvoir pour arrêter nos enfants et les mettre en prison, on ne lui dit de prendre le pouvoir pour détruire nos maisons, on ne lui dit pas de prendre le pouvoir  pour chasser nos enfants des entreprises. Or celui qui est là, c’est ce qu’il fait. Il fait comme si ce pouvoir lui appartenait et qu’il peut en faire ce qu’il veut. Le 25 octobre, vous allez lui dire si ça lui appartient ou si ça ne lui appartient pas. Et je voudrais que le 25 octobre, tous les ivoiriens demandent que le pouvoir leur appartienne afin qu’ils le donnent à qui ils veulent à travers le vote, même si c’est votre petit fils, que vous pensez qu’il mérite de diriger ce pays. Parce qu’il va ramener la paix, il va ramener l’unité nationale, il va ramener le progrès, donnez-lui le pouvoir. Ne le laissez pas entre les mains des gens qui, à cause du pouvoir, sont partis organiser une rébellion depuis Ouagadougou, acheter des armes, invalident tout le pays, visiter toutes les contrées. Il n’y a pas un seul où des assaillants ne sont pas passés. Celui qui n’a pas la chance, on le tue. Il y en a même qu’on égorge. A Bouaké des pauvres femmes danseuse d’Adjanou assassinées à Sakassou, des dizaines de gendarmes massacrés. Des gens ont fui Bouaké à pied jusqu’à Yamoussoukro, souvent jusqu’à Bongouanou, Dimbokro. Quand on dit qu’on veut diriger un pays, c’est pour le bien du peuple. Comment celui qui dit vouloir le bien du peuple peut pourchasser ce peuple à travers la brousse ? Comment celui qui veut le bien du peuple peut jeter sur le pays une horde d’assaillants pour détruire les maisons. A Bouaké, ils ont décoiffé toutes les maisons, enlevés les tôles, les portes. Même les fils électriques qui sont dans les mures, ont les enlève. Hier, quand ils ont envahi Abidjan, vous qui êtes ici à Yamoussoukro vous avez vu la horde de véhicules qui sont passés. Tout le monde a été pillé sans exception. Et demain on nous dit venez vous allez voter, dites qui vous voulez. Celui qui votera Ouattara, quelle raison évoquera-t-il ? Quelle est la raison qui fera dire à un individu qu’il votera Ouattara ? Est-ce parce qu’il a financé une rébellion ? Est-ce parce qu’il a fait tuer les gendarmes ? Est-ce parce qu’il a fait tuer les femmes danseuses d’Adjanou ? Est-ce parce qu’il a détruit notre armée ? Il a dépouillé, humilié la gendarmerie et la police, est-ce pour cela que tu le voteras ?  Plus de trois milles maisons, administration ont été détruites. Aujourd’hui, le peu d’argent qui rentre dans le pays, on prend pour réparer tout ce que les rebelles ont gâté. A cause de ça allons-nous le voter ?


Si nous ne voulons pas que tout le monde entier, toute l’Afrique se moque de nous, le 25 octobre, nous devons changer de position. Parce que s’il est encore là, après le 25 octobre, je ne sais pas comment les Africains vont nous juger (...) Il y a des gens qui disent qu’il est en train de faire des ponts. Mais les ponts étaient déjà en route avant qu’il n’arrive, tout avait été fait. Il n’est venu que pour surveiller les travaux. S’il n’avait pas envoyé la rébellion en 2002, le pont aurait été fait depuis 2003-2004. On aurait fait beaucoup d’autres ponts.


Donc on ne peut pas trouver une seule raison pour laquelle les ivoiriens doivent voter Ouattara en octobre 2015. Nous comptons sur vous pour que ce pays retrouve la paix et l’unité. C’est pour cela que je suis candidat. Ma candidature, c’est pour la Côte d’Ivoire, c’est pour la paix, c’est pour la réconciliation nationale, c’est pourquoi je suis candidat. C’est pourquoi j’ai accepté au sein du Fpi, toutes les injures, toutes les humiliations. Parce que j’étais convaincu de ce que ceux qu’on appel les frondeurs aujourd’hui, ce qu’ils voulaient, si je suivais ça, on serait en train de se battre. L’élection qui allait venir allait être encore une occasion de morts.


Moi je ne veux plus que la Côte d’Ivoire continue dans la mort, dans le sang, dans les pleurs. Donc c’est au nom de l’unité nationale, au non de la réconciliation nationale que je suis candidat, et je suis sûr qu’autour de l’unité nationale et de la réconciliation nationale, nous les ivoiriens, qu’on soit Fpi, qu’on soit Pdci, qu’on soit Rdr, nous qui aimons la Côte d’Ivoire, nous pouvons nous rassembler. C’est vrai que je me présente sous la bannière du Fpi, mais je voudrais dire que c’est dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Et j’appelle donc tous les ivoiriens de bonne volonté, ceux qui aiment véritablement ce pays, qui sont prêt à faire un effort pour aider ce pays à avancer, je les invite à se rassembler autour de ma candidature. Aujourd’hui, il y a beaucoup qui ont voté Ouattara hier, qui sont Rdr, qui se rendre compte de la réalité de l’échec, qui n’ont rien eu, qui pleurent et qui ont même honte  de l’avoir faire en 2010. Tous ceux-là, je les invite aussi à se rassembler autour de ma candidature pour l’unité nationale, pour la réconciliation nationale.


Je dis souvent que premier « gaou » n’est pas « gaou ». Celui qui a été un premier « gaou » en votant Ouattara en 2010, ne doit pas être un deuxième « gaou » en 2015. Sinon on dira qu’il est « gnata ». Ceux qui sont Pdci, et peut-être qu’ils sont nombreux ici à Yamoussoukro, je vais leur dire que le vote de demain n’est pas une affaire de Pdci et du Fpi.  C’est une affaire de savoir si on aime la Côte d’Ivoire ou si on n’aime pas la Côte d’Ivoire, c’est une affaire de savoir si on veut que la Côte d’Ivoire avance dans l’unité, dans la réconciliation et dans le progrès, ou si on veut que la Côte d’Ivoire reste dans la division. Et je suis sûr que nous tous qui sommes ici, nous voulons une Côte d’Ivoire de paix et d’unité, on ne peut pas dépasser la candidature d’Affi pour aller chercher celle de Ouattara.


Donc il y en a aussi qui ont peur, ils se disent : « En 2010 on a voté et ce s’est terminé dans la guerre, il y a eu des morts, puis on a attrapé Gbagbo et on l’a envoyé à la Haye. Qu’est-ce qui prouve qu’en 2015 la même chose ne se reproduira pas, qu’est-ce qui prouve que si toi-même tu gagnes, Ouattara va te laisser le pouvoir ? ». Il y en a qui se posent cette question. Je voudrais les rassurer, parce que ce qui s’est passé en 2010, ne se reproduira plus en 2015.


En 2010, le responsable de nos malheurs s’appel Sarkozy. C’est parce qu’en France le président qui était là-bas s’appelait Nicolas Sarkozy. C’est l’ami de Ouattara. Et l’élection qui s’est déroulée, pour lui, il fallait tout faire pour que son ami soit président. Donc c’était comme si nous étions allé nous fatiguer pour rien ! Parce que Sarkozy voulait Ouattara comme président. C’est pourquoi malgré le faite qu’il y avait contestation, Gbagbo a dit s’il y a palabre, d’envoyer des gens pour recompter. Sarkozy dit : « on compte rien ici ». Le conseil constitutionnel dit que c’est Gbagbo qui a gagné, Sarkozy dit qu’il s’en fout du conseil constitutionnel. Et comme Gbagbo ne donnait pas le pouvoir, il a dit aux militaires de l’attaquer. C’est comme ça qu’ils ont bombardé le 19, pendant près de deux semaines, pour attraper Gbagbo pour l’envoyer.


Il a fait ça ici, il y a eu des morts. Quand il a quitté ici, sa destination c’était la Libye. Ce qu’il a fait là-bas, c’est plus grave que ce qu’il a fait en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui la Libye est complètement gâtée. Gbagbo lui a eu la chance mais, en Libye, Kadhafi lui n’a pas eu la chance, ils l’ont tué. Ça fait que les français même qui ont leur président, ils ont été choqué par ses méthodes, par sa politique. Quant le vote est arrivé, ils l’ont remercié, ils disent qu’ils ne veulent plus rester avec lui. Ils ont enlevé Nicolas Sarkozy et c’est François Hollande qui a été élu et qui est président aujourd’hui en France. François Hollande est socialiste comme nous, François Hollande est proche de nous. Donc, lui-même, si c’était un bandit comme Nicolas Sarkozy, il aurait fait la même chose à Ouattara.


C’est pour ça, quand il est venu ici, mes amis qui ont commencé à bravader, je leur ai dis de laissez parce que Hollande est notre ami. Aussi Hollande sait-il que si Ouattara gagne ici, il peut aider Sarkozy à combattre Hollande. Hollande a donc intérêt à ce que les choses se passent bien ici pour nous. C’est tout ça qui montre que ce qui va se passer en 2015 ne sera pas même chose qu’en 2010. Parce que Ouattara n’a plus le même parapluie, le même bouclier qu’en 2010. Il ne peut pas faire ce qu’il a fait en 2010. Et même le Rhdp qui l’a soutenu en 2010, on ne sait plus si c’est cassé, si c’est en morceau ou bien si c’est malade. Les gens du Pdci qui l’ont soutenu sont découragés, les gens du Rdr qui l’ont soutenu sont découragés, les gens même qui ont pris fusil pour le soutenir sont découragés. Qui va le soutenir ? Où est-ce qu’il ira trouver les armes pour faire palabre encore. En octobre 2015, celui qui soulève un fusil, c’est lui-même que les gens vont soulever pour l’envoyer là où il faut. Donc soyez sûr, soyez serein, allez-y voter. Les gens vont vous dire de ne pas aller voter. Ceux qui vous disent de ne pas aller voter, c’est ceux qui veulent que Ouattara reste président. Parce que si nous n’allons pas voter, c’est lui qui va rester. Si tu veux que les choses changent, demain il faut aller voter, si tu veux que tous ceux qui sont en prison sortent de prison, demain il faut aller voter, si tu veux que Gbagbo Laurent ait une chance de revenir encore en Côte d’Ivoire, demain il faut aller voter. Il faut voter Affi N’Guessan et rien d’autre.


Voici chère parents le message que je voudrais vous délivrer. Encore une fois je voudrais vous remercier. Je voudrais vous dire de ne pas prêter attention à tout ce que les gens racontent. Je sais où je vais, et la politique que je fais, je pense que c’est une politique qui est étirée par celui qui a fondé notre pays.  Ayez confiance, moi je suis serein.


Depuis que je fais la politique, j’ai toujours dit à mes parents, à Bongouanou que, moi je suis un peu comme le renard. Le renard dit que s’il avait quelqu’un pour lui dire d’attraper, il serait plus fier que le chien de chasse. Je considère que j’ai fais ce que j’ai à faire. Demain, c’est vous qui serai invité à faire ce que vous avez à faire. Je souhaite que vous fassiez vos devoirs en pensant à ce pays, en pensant au père fondateur de la Nation ivoirienne, en pensant à Laurent Gbagbo qui a voulu continuer à bâtir Yamoussoukro, qui a posé des actes majeurs qui sont aujourd’hui abandonnés, en pensant à la paix, qui est notre religion ici, au dessus de toutes les religions et qui est aujourd’hui malmenée, pour faire le bon choix. »


Propos retranscris par
EDDIE ANE
Envoyé spécial à Yamoussoukro


 Lu : 1845 fois | Date d'ajout : 28/08/2015 | Source : Ivoirnews.net

     
       
 
Copyright © 2014 tous droits reservés - Copie strictement interdite