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Audience
 
Propos liminaires du Président AFFI à la conférence de presse du 11 mai 2017


- Mesdames et Messieurs les journalistes,
- Chers amis de la presse nationale et internationale,
- Camarades militantes et militants
,


Je vous remercie de votre présence en ces lieux devenus familiers pour partager régulièrement nos analyses et nos prises de position sur l’état de notre nation.


Au cours de notre dernière rencontre le 27 février 2017, je vous avais donné notre appréciation de la gouvernance du régime Ouattara et proposé des mesures pour sortir notre pays de situation dramatique dans laquelle Monsieur Alassane et ses gouvernements successifs l’avaient conduit. J’avais dénoncé notamment :



  • Les différentes mutineries dans l’armée nationale et leur gestion catastrophique par le gouvernement ;

  • la persistance des tensions sociales dans l’administration publique ;

  • l’escroquerie scandaleuse de dizaines de milliers d’Ivoiriens avec la complicité du gouvernement dans l’affaire de l’agrobusiness ;

  • la gestion catastrophique des principales filières agricoles notamment les filières café-cacao, hévéa et palmier à huile, à la base de la paupérisation des populations paysannes de notre pays ;

  • les détournements massifs des deniers publics, la corruption endémique et la mauvaise gouvernance des affaires publiques ;



J’avais affirmé que Monsieur Alassane Ouattara et son gouvernement avaient échoué. Ils avaient échoué :



  • A restaurer la paix, la stabilité et la prospérité de notre pays ;

  • à réconcilier les Ivoiriens, à restaurer l’unité nationale et la cohésion sociale ;

  • à promouvoir une justice indépendante, impartiale et crédible ;

  • à bâtir une armée républicaine à garantir la stabilité du pays et à assurer la sécurité des personnes et des biens ;

  • à reformer l’économie et à conduire une saine gestion des deniers publics ;

  • à améliorer les conditions de vie des ivoiriens, à créer des emplois, notamment pour les jeunes, et à améliorer les revenus des travailleurs ;

  • à combattre la cherté de la vie ;

  • à démocratiser l’accès à l’éducation, à la formation professionnelle, aux soins de santé, à des logements décents, etc. ;

  • à restaurer l’image et le prestige de notre pays.


Ils ont divisé les ivoiriens. Ils ont fait exploser toutes les institutions, en particulier l’Armée nationale. Ils ont conduit le pays dans l’impasse. En conséquence, j’ai proposé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et de transition impliquant toutes les forces vives de la nation pour la renaissance de la Côte d’Ivoire.


Trois (3) mois après cette conférence de presse, force est de constater que la situation ne s’est guère améliorée. On peut même dire qu’elle a empirée. On est passé de l’échec du gouvernement à la faillite de l’État.


La faillite de l’Etat s’observe par les nombreux actes d’incivisme et de défiance à l’autorité de l’Etat :



  • Revendications bruyantes et violentes des militaires dans les rues ;

  • tentative de lynchage du Préfet de Ouangolodougou par ses propres administrés le 05 mai 2017 ; des images humiliantes sur les réseaux sociaux montrant des enfants qui se promènent dans les rues habillés dans les tenues de fonction du préfet ;

  • opposition des populations de certaines localités à recevoir des fonctionnaires affectés par l’Etat, ou à respecter des mesures édictées par l’administration ;

  • aveu d’impuissance du gouvernement face au phénomène desorpailleurs clandestins qui piétinent les décrets et autres arrêtés d’interdiction pour détruire impunément l’environnement national ;

  • les élèves qui décident et se mettent eux-mêmes en congés contre la volonté de l’administration ;

  • l’impuissance de l’administration territoriale face à la recrudescence des conflits de chefferie dans les villages, accompagnés parfois de violences physiques, destruction de biens matériels voire de mort d’hommes ;

  • occupation anarchique et barrage des voies publiques, non-respect des feux tricolores et du code de la route, stationnements anarchiques, etc…



L’Etat et les Institutions de la République n’inspirent plus respect et considération parce qu’ils n’incarnent plus la volonté générale et les aspirations de tous.


Incapable de répondre aux aspirations des Ivoiriens, Monsieur Alassane Ouattara et son gouvernement croient trouver leur salut dans la désorganisation et la fragilisation des organisations politiques et syndicales. Ainsi :



  • Ils ont installé le bicéphalisme à l’USD, au MFA et au PIT ;

  • ils ont emprisonné Sam l’Africain pour décapiter son parti, la NACIP ;

  • ils instrumentalisent des dissidents pour affaiblir le FPI et tenter de le soumettre.


A cette fin, le régime de Monsieur Alassane Ouattara n’hésite pas à poser des actes qui non seulement détruisent les fondements de l’Etat mais conduisent à la déchéance de la société toute entière. Le désaveu infligé au Préfet d’Alépé et au Sous-Préfet d’Ogwalpo à l’occasion de la prétendue ‘’fête de a liberté’’ organisée par des dissidents du FPI en est l’illustration.


Le pays va mal, très mal. Les populations souffrent et les perspectives tant politiques qu’économiques et sociales ne sont guère rassurantes :



  • Le budget de l’Etat est en baisse pour la première fois depuis plus de dix (10) ans ;

  • le prix du cacao est en très forte baisse ;

  • la solvabilité et la capacité d’endettement du pays sont en baisse ;

  • les ressources de l’Etat sont en baisse.


En face, les engagements du gouvernement sont largement au-dessus de ses capacités financières :



  • Vis-à-vis des mutins des différentes armées : des centaines de milliards ;

  • vis-à-vis des fonctionnaires et agents de l’Etat : des centaines de milliards ;

  • vis-à-vis des créanciers nationaux : des centaines de milliards ;

  • vis-à-vis des créanciers internationaux : des centaines de milliards ;

  • pour entretenir le train de vie de l’oligarchie au pouvoir et financer ses acquisitions mobilières et immobilières illicites : des centaines de milliards.


Le pays est en faillite et les Ivoiriens en sont les principales victimes.


Nous devons réagir. Nous devons crier notre colère. Nous devons nous faire entendre non plus dans le cadre douillet d’une conférence de presse mais de façon bruyante dans la rue.


C’est pourquoi j’appelle les Ivoiriennes et les Ivoiriens dans leur diversité politique, économique et sociale à une grande marche de protestation pacifique et d’interpellation énergique le 17 juin 2017.


Le 17 juin 2017 sera la journée de la colère.


Colère contre :



  • La hausse vertigineuse des prix des denrées de premières nécessités, des loyers, du transport, des charges de santé, des frais scolaires, etc. ;

  • l’augmentation incontrôlée des factures d’électricité et du prix des produits pétroliers;

  • la détention abusive de milliers d’opposants politiques et de centaines de personnalités civiles et militaires de la crise postélectorale ;

  • les déguerpissements sauvages sans mesures d’accompagnement ;

  • le délabrement des hôpitaux devenus des mouroirs publics ;

  • la faillite du système d’éducation-formation ;

  • les extorsions de fonds aux candidats aux concours administratifs, les détournements de deniers publics et la corruption généralisée ;

  • le recul de la liberté d’expression à travers l’interpellation de journalistes et les dérives de la nouvelle loi sur la presse ;

  • les nominations à caractère ethno-politico-clanique, la chasse aux sorcières dans les administrations publiques et la patrimonialisation de l’Etat ;

  • le refus du pouvoir d’engager la réconciliation nationale et de reconstruire la cohésion sociale ;

  • l’endettement inconsidéré qui hypothèque l’avenir du pays et la paupérisation de tout le corps social ;

  • L’escroquerie à grande échelle dans l’agrobusiness et le désespoir des souscripteurs;

  • L’incivisme généralisé ;

  • la gestion autocratique du pouvoir et l’instrumentalisation des Institutions de la République à des fins politiques, etc.


Ivoiriennes, Ivoiriens, patriotes et démocrates de Côte d’Ivoire, le pays nous appelle.


Tous dans la rue le 17 juin 2017 :



  • pour crier notre colère contre la faillite de notre pays ;

  • pour fonder une nouvelle alliance pour la renaissance de la Côte d’Ivoire.


Je vous remercie.


Pascal AFFI N’Guessan
Ex-Premier Ministre 

Président du FPI

Député de Bongouanou Sous-Préfecture


 Lu : 56 fois | Date d'ajout : 11/05/2017 | Source : affinguessan.com

     
       
 
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