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04/06/2018
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COMMUNIQUE FPI : FÊTE DE LA LIBERTE YOPOUGON 2018​
COMMUNIQUE FPI : FÊTE DE LA LIBERTE YOPOUGON 2018 Rencontres de mobilisation du Président du Parti dans les Fédérations du District d’Abidjan. &bull...
 
 
 
Audience
 
Message du Président du Front Populaire Ivoirien à l’occasion de la cérémonie de présentation de voeux


 



  • Camarades Secrétaires Généraux de Fédération

  • Camarades membres du Secrétariat Général

  • Camarade président du Comité de Contrôle et les membres du Comité de Contrôle

  • Camarades présidents des partis membres de l’AFD

  • Camarades Militantes et Camarades Militants

  • Honorables Invités,

  • Mesdames et Messieurs

  • Chers amis de la presse nationale et internationale


 


Nous sommes réunis ce jour pour sacrifier à l’une des rares traditions universellement admise, qui veut qu’à l’occasion du nouvel an, des hommes et des femmes qui vivent ensemble, partagent une cause commune et entretiennent des relations de diverses natures, échangent des vœux, pour d’une part se féliciter des relations harmonieuses et des satisfactions qui ont marqué l’année écoulée, d’autre part prendre ensemble des engagements  pour l’année nouvelle.


Je me réjouis de votre présence massive et distinguée. Je voudrais saluer tout particulièrement la présence des personnalités politiques et institutionnelles, notamment nos amis les leaders des partis membres de l’AFD qui nous font l’amitié d’honorer de leur présence cette cérémonie.


L’année 2017 qui s’est achevée il y a quelques jours, a été marquée par d’importants évènements qui, assurément ont impacté l’état du monde, brouillé davantage les perspectives politiques, économiques et sociales dans le monde en général et en Côte d’Ivoire en particulier.


Le monde bouge, le monde change, sur tous les continents et dans toutes les directions : consolidation en Chine, évolution en Occident, transformation au Moyen-Orient et transition en Afrique.


La reconduction du Président XI Jinping pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Chine et du parti Communiste Chinois est l’illustration éblouissante de la consolidation du leadership de ce pays sur l’échiquier mondial. Ce leadership se décline à travers le projet pharaonique de la route de la soie lancée par la Chine en 2013 et qui doit mobiliser 1400 milliards d’investissements d’ici 2025 dans des infrastructures ferroviaires, maritimes et terrestres sur trois continents (Asie, Europe, Afrique). Ainsi l’Empire du milieu s’affirme chaque année comme le centre économique et géopolitique du monde.


L’Europe est tiraillée entre le principe d’intégration et le principe de nationalité. Celle-ci se manifeste en sentiment anti-européen et gagne en puissance, d’année en année. Le BREXIT en est l’une des illustrations. La crise Catalane en est une autre. En face, la France résiste et veut enfin se transformer pour se repositionner. La brillante et déroutante élection d’Emmanuel Macron et la nouvelle politique économique et sociale mise en œuvre depuis son accession au pouvoir, en est l’éclatante illustration.


De l’autre côté de l’Atlantique, l’Amérique et le monde entier expérimentent avec Donald Trump un style inhabituel de gouvernance et une politique de rupture avec l’ère OBAMA.


Au Moyen-Orient, le choc des civilisations semble se conclure au détriment de l’Islam radical et du Salafisme qui l’alimente. Mais le terrorisme, sa principale méthode d’action n’est pas pour autant éradiquée. Même dans les territoires libérés d’Irak et de Syrie, les attentats continuent d’enlever la vie à des Civils innocents et d’endeuiller des familles.


En Afrique, l’actualité politique a été marquée par la tenue à Abidjan, les 29 et 30 Novembre 2017, du 5è sommet Union Africaine-Union Européenne, sur le thème «investir dans la jeunesse pour un avenir durable», mais surtout par les changements intervenus à la tête de quatre pays : la Gambie, le Kenya, le Zimbabwe et le Liberia, et qui illustrent les contrastes des évolutions sur ce continent.


La Gambie a évité le syndrome ivoirien et résolu sa crise postélectorale en faisant l’économie d’une guerre civile aux conséquences incalculables.


Au Kenya, la justice a clairement manifesté sa volonté de dire le droit et de promouvoir l’Etat de droit, en annulant le résultat de l’élection présidentielle. Malheureusement cela n’a pas suffi à épargner au pays un scrutin tumultueux et contesté.


Au Zimbabwe, Robert Mugabe, un des pères de l’indépendance du pays, militant anticolonialiste radical, a été contraint à la démission par l’armée soutenue par son propre parti, à l’âge de 93 ans et après 37 ans de pouvoir. Son successeur Emmerson Mnangagwa a veillé malgré tout à lui assurer une généreuse retraite et à lui marquer la reconnaissance de la nation en faisant du 21 février, jour anniversaire de sa naissance, un jour férié baptisé «journée de la jeunesse Robert Gabriel Mugabé».


Enfin au Liberia, l’ex-star du Foot Ball Georges Weah a été porté à la magistrature suprême en décembre 2017, réalisant ainsi la première transition démocratique dans ce pays depuis son indépendance.


En Côte d’Ivoire, la situation globale du pays continue de se dégrader d’année en année. Si 2016 a été une autre année d’échec, 2017 fut l’année de la faillite.


Sept ans après la fin de la crise postélectorale de 2010-2011, des milliers de réfugiés ivoiriens continuent de vivre le calvaire dans des pays voisins, des centaines de prisonniers politiques croupissent encore dans les geôles du régime. De même, des comptes bancaires de militants de l’opposition sont toujours bloqués et de nombreux cadres ivoiriens sont privés d’emploi. Aussi scandaleux que cela puisse paraître, la justice aux ordres du pouvoir continue de jouer sa partition dans le processus d’élargissement de la fracture sociale. Son acharnement sur une catégorie d’Ivoiriens qu’elle n’hésite pas à emprisonner injustement pour certains, et à condamner à des peines lourdes pour d’autres, est révélateur de son degré d’instrumentalisation par le pouvoir Ouattara. Ce drame national a été illustré la semaine dernière par la scandaleuse condamnation pour


« Crimes économiques » du Président Laurent Gbagbo, du Premier Ministre AKE N’GBO, des Ministres DALLO Désiré et KONE Katinan à 20 ans de prison, pendant que Lida Kouassi Moïse et quatre militaires dont le Commandant ABEHI écopaient quant à eux d’une condamnation de 15 ans pour atteinte à la sûreté de l’Etat.


Pendant encore combien de temps devons-nous subir cette justice à sens unique. Pendant encore combien de temps allons-nous assister sans réagir à cet acharnement d’Alassane Ouattara contre ses adversaires politiques.


La situation des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire est un défi à notre dignité, à notre responsabilité et à l’unité  de notre pays. Ce défi doit être relevé au nom de la paix en Côte d’Ivoire, au nom de la réconciliation nationale.


Ce processus de réconciliation nationale que nous appelons inlassablement de tous nos vœux, ne saura être franc, sincère et durable qu’avec la participation, donc la libération du président Laurent Gbagbo acteur majeur de la crise postélectorale, et dont le leadership est incontesté en Côte d’ivoire et en Afrique.


Les dernières révélations du journal en ligne Médiapart ont abondamment démontré que l’arrestation et la déportation du président Gbagbo résultent d’un montage politique, et que son maintien en détention est juridiquement injustifié. En outre, cette détention est politiquement contre-productive dans la mesure où elle entretient les meurtrissures, les frustrations et la division du pays. C’est pourquoi nous devons nous remobiliser, dans l’unité et la solidarité, pour des actions décisives, pour une offensive politique et diplomatique vigoureuse en faveur de la libération du président Laurent Gbagbo.


 Si la stratégie du verrouillage adoptée par Alassane Ouattara dès son accession au pouvoir lui a permis de prendre en otage par le moyen de la justice et de tenir en captivité ou en exil des milliers d’ivoiriens qui ne partagent pas sa politique, cette stratégie a eu des effets pervers en 2017 en ce qui concerne l’armée.


Après les mutineries du premier trimestre de 2017, les affrontements armés entre le CCDO et le 3e bataillon de Bouaké en janvier 2018 montrent que le pouvoir politique a perdu tout contrôle sur l’institution militaire. Que vaut un régime qui n’a aucune autorité sur son armée et qui cède au chantage des hommes en armes. Le pays et ses habitants sont sans défense, exposés aux humeurs des hommes en armes. Comme Frankenstein, dans le roman de Mary Sheller, l’armée ivoirienne est devenue le monstre d’Alassane Ouattara. Se considérant rejeté par son créateur et négligé par l’Etat, il a pris le pays en otage,  le tient en laisse et se venge sur la société.


L’impact des mutineries de 2017 a été désastreux. En dehors de ses conséquences politiques et médiatiques, elles ont gravement compromis la situation économique et financière du pays, à telle enseigne que le gouvernement a dû recourir à un collectif budgétaire pour prendre en compte les pertes de recettes fiscales et les charges financières supplémentaires liées à ces évènements.


L’Administration publique n’a pas été épargnée par le mécontentement général qui prévaut dans le pays et qui s’est traduit en 2016 par les émeutes liées à l’augmentation des factures d’électricité et à la cherté de la vie. En 2017, l’Administration ivoirienne pendant plusieurs semaines a été paralysée par les mouvements sociaux et les grèves organisés par l’intersyndicale de la fonction publique. Le gouvernement a dû céder sur plusieurs points de revendications, notamment :


-         Le retrait des dispositions antisociales de l’ordonnance n° 2012-303 du 04 avril 2012 portant organisation des régimes de pensions gérées par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (CGRAE).


-         Le règlement du stock des arriérés de salaires des fonctionnaires dus au titre du déblocage et de la revalorisation des salaires de 2009, et d’un montant de 243 milliards FCFA ;


-         L’intégration à la fonction publique des agents journaliers du secteur public de la Santé (garçon et fille de salle) ;


-         L’arrêt des violations des libertés Syndicales ;


-         Etc.


Au cours de la même année, la mauvaise gouvernance économique et  financière du pays a été mise en évidence à travers la loi de règlement du budget 2016, les budgets 2017 et 2018 : mauvaise tenue et mauvaise qualité des comptes publics, situations scandaleuses des principaux comptes du budget (avances de trésoreries débitrices de 591 milliards, 438 milliards FCFA de dette intérieure, ‘’reste à payer’’ créditeur de 1167 milliards FCFA, etc.), aucune analyse économique et sociale de l’exécution du budget, budget 2018 établit sur des bases aléatoires, sans ambition ni pour l’économie, ni pour le social, ni pour le développement local, etc.


Une chose au moins dans laquelle le régime d’Alassane Ouattara réussit très bien, c’est le domaine des détournements de deniers publics, du racket et la corruption. « Tous corrompus ». C’est le refrain qu’on entend régulièrement en Côte d’Ivoire. Selon une enquête de l’institut Afro baromètre, publiée dans le journal ‘’Le Monde’’ du 25 octobre 2017, 47% des Ivoiriens ont payé au moins une fois un pot-de-vin à un agent des forces de l’ordre au cours des douze derniers mois précédant l’enquête. Pour réussir aux concours administratifs, la liste des prix à payer est bien affichée dans la mémoire des Ivoiriens :


-         Concours d’entrée au CAFOP : un (1) million FCFA ;


-         concours de niveau BAC : deux (2) millions FCFA ;


-         concours de niveau BTS : deux (2) à trois (3) millions FCFA ;


-         concours d’entrée à l’ENA : cinq (5) millions FCFA ;


-         etc…


La corruption serait aujourd’hui « endémique » ; « inouïe » ; « révoltante ».


Au classement international, la Côte d’Ivoire est passée de 106e pays le plus corrompu sur 167 en 2015 à 108e sur 176 en 2016. Plus grave, selon l’enquête 68% des Ivoiriens craignent des représailles ou des conséquences négatives s’ils signalent des faits de corruption dont ils sont témoins.


La cherté de la vie, le scandale de l’agrobusiness, les crises dans les filières Café-Cacao et Hévéicole ont été les conséquences directes de la mauvaise gouvernance publique. Le FPI s’est fait l’écho des souffrances des Ivoiriens et de leur colère en organisant le 17 juin 2017, une marche de protestation, ‘’la Marche de la colère’’. Ce test de mobilisation a été un succès sur le plan de la mobilisation des militants et de la détermination des Ivoiriens à défendre leur patrie.


Pour donner une nouvelle espérance à notre pays, pour la renaissance de la Côte d’Ivoire, j’ai indiqué l’année dernière qu’il nous faut un parti nouveau, doté de structures nouvelles dans un esprit nouveau. C’est autour de l’opération N’ZRAMA que nous sommes en train de construire l’œuvre de rénovation du parti.


En 2017, le Front Populaire Ivoirien (FPI) s’était assigné l’objectif de « renforcer ses capacités opérationnelles en vue de la reconquête du pouvoir en 2020 ». Cet objectif général qui a été décliné en plusieurs objectifs opérationnels a guidé notre action et mobilisé l’ensemble des membres de la Direction comme les Responsables locaux du parti.


A l’heure du bilan, permettez-moi tout d’abord de rendre hommage à l’engagement des membres du Secrétariat Exécutif (V.P, S.G, SGA), de saluer la mobilisation des membres du Secrétariat Général et d’adresser mes sincères remerciements aux Secrétaires Généraux de Fédération et aux Responsables de Base pour leur disponibilité, leur fidélité et leur contribution inestimable à la reconstruction du parti.


Chers Camarades, merci de la place que vous avez décidé de prendre et du rôle que vous avez choisi de jouer en ces moments historiques et décisifs pour l’avenir de notre parti et de notre pays. C’est parce que je vous sais présents que je suis toujours confiant.


Les objectifs de 260 fédérations regroupant 7000 Sections pour 40.000 Comités de Base sur l’ensemble du territoire national s’établissent à fin 2017, respectivement à 98%, 60% et 40% de réalisation. C’est le lieu d’adresser les félicitations militantes du parti, tout d’abord au Vice-Président chargé de la vie du parti, le camarade ABOUO N’DORY Raymond pour son engagement permanent pour la réussite de cette opération. Je voudrais dans le même esprit, saluer l’action des Secrétaires Nationaux de Région et des Secrétaires Généraux de Fédération pour tous les efforts déployés chaque jour pour tisser la toile du parti sur le territoire national.


Mais comme vous le constatez, chers camarades, il nous reste encore du travail pour consolider l’appareil du parti et nous donner toutes les chances de la reconquête du pouvoir en 2020.


Dans les trois mois à venir l’opération N’ZRAMA doit être bouclée afin que le parti soit en ordre de bataille pour les élections municipales et régionales. Celles-ci constituent un test de renaissance du parti, un tremplin pour 2020.


C’est dans la reconquête des institutions que se matérialise l’accession au pouvoir : l’institution présidentielle pour le pouvoir d’Etat, les collectivités décentralisées pour le pouvoir local. Cette vérité politique est le fondement de notre engagement dans le jeu politique, contre vents et marées, la raison d’être d’un parti.


Ces quatre dernières années, la dissidence au sein du parti s’est structurée autour du boycott des élections, brandi comme l’arme appropriée pour mener la lutte pour la libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques, pour le retour des exilés, pour la justice et la démocratie en Côte d’Ivoire. L’inefficience, l’inefficacité et les limites de cette stratégie sont aujourd’hui patentes : ce n’est pas dans la dissidence et le boycott que se trouve la libération du Président Laurent Gbagbo. Ce n’est pas dans la dissidence et le boycott que se trouve le dégagement d’Alassane Ouattara de la Présidence de la République et l’accession du FPI au pouvoir. Ce n’est pas dans la dissidence et le boycott que se trouve la solution aux graves problèmes politiques, économiques et sociaux de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens. Les élections municipales et régionales nous offrent l’occasion, à tous les cadres et militants du FPI sans discrimination de rebondir, de réparer en partie le gâchis de cette lutte fratricide, de réaliser l’unité du parti.


Le Président Laurent Gbagbo nous y appelle sans cesse depuis plusieurs mois. Comment pouvons-nous nous réclamer de Laurent Gbagbo, clamer lutter pour sa libération et rester sourd à ses injonctions, s’entêter dans une posture qui fragilise le parti qu’il a fondé et hypothèque son avenir. Quelle conclusion devions-nous tirer si les camarades dissidents persistaient dans la logique d’AKOURE en organisant une Fête de la Liberté séparée à Gagnoa ? Arrêtons de travailler à la cassure du FPI, à moins que cela ne soit justement la mission de la dissidence pour aider Alassane Ouattara à régner en maitre sur la Côte d’Ivoire et à perpétuer son régime.


C’est le lieu de saluer l’action de ces militants du parti, jeunes et moins jeunes qui depuis plusieurs mois travaillent inlassablement en faveur de l’unité du parti. Je veux parler en particulier des ‘’Cyber activistes pour l’unité du FPI’’ (CUFPI) dirigés par le camarade SEPO Alain alias Laetitia N’Guessan, de la Fédération Nationale des Orateurs des Parlements et Agoras de Côte d’Ivoire (FENAPOA-CI) dirigée par Achille Gnahoré, de la Coordination des Sans Emploi du camarade Legré, du Mouvement ‘’GBAGBO KAFISSA’’ de DEZA Jean-Claude. Je voudrais saluer tout spécialement Gneto Didier, Secrétaire Général-Adjoint de la Fédération JFPI de Gagnoa sauvagement agressé par deux fois, depuis qu’il a décidé d’œuvrer pour l’unité du parti. Cher Camarade, et vous tous qui prônez l’unité, soyez forts et confiants car votre combat, notre combat est juste et noble. Le triomphe de l’unité est inéluctable.


C’est pourquoi, je lance encore une fois un appel solennel à tous nos camarades de la dissidence, de nous rencontrer pour refonder l’unité du parti pour des victoires éclatantes aux prochaines élections locales.


En tout état de cause, je voudrais dire à tous, au nom de la Direction que l’investiture du parti est à la disposition de tous et ouverte à tous, frondeurs et non frondeurs. Nous irons aux élections partout avec comme tête de liste le militant le mieux placé pour nous faire gagner.


C’est avec nous et à travers le scrutin proportionnel, que la gestion locale a connu un palier supplémentaire de démocratisation et d’ouverture à différentes sensibilités. Parce que sa dimension de cadre de développement est plus forte que sa signification politique, la gestion locale est le lieu des combinaisons et des alliances politiques. Là où cela s’avèrera nécessaire et possible, le FPI conclura des alliances électorales.


J’invite en conséquence tous nos responsables centraux et locaux (Vice-Présidents de District, Secrétaires  Nationaux de Région, Secrétaires Généraux de Fédération) à rester ouverts et proactifs afin que le FPI soit présent sur le maximum de listes électorales qui partagent nos valeurs et qui disposent de réelles chances de victoire.


L’unité est nécessaire à la victoire. Mais la victoire est aussi liée aux conditions électorales : la neutralité, l’impartialité et l’indépendance de la Commission Electorale Indépendante, la transparence du code électoral.


Sur ces questions, le combat engagé depuis 2011, s’est poursuivi et s’est accentué en 2017, avec l’appui de plusieurs organisations internationales (U.E, USAID, NDI, …) et nationales (POECI, Société Civile). Nous avons été associés à plusieurs séminaires de réflexion et missions d’évaluation des élections. Les différentes initiatives ont abouti à la production par un collectif d’organisation de la Société Civile, d’une nouvelle proposition de réforme du Code Electoral et d’une nouvelle CEI. Je voudrais au nom du FPI saluer cette heureuse initiative historique, et profiter de l’occasion pour remercier toutes les organisations internationales et nationales qui ont permis d’aboutir à ces résultats. Il faut une nouvelle CEI pour les élections locales prochaines, une CEI équilibrée, reposant sur trois pieds équilibrés : la coalition au pouvoir, l’opposition et la société civile, et présidée par une personnalité nationale reconnue pour son intégrité, sa compétence et son expérience administratives et sociales, personnalité choisie de façon consensuelle par les membres désignés par les trois entités.


Dès la semaine prochaine, vont s’engager les actions en vue de faire adopter la nouvelle CEI. Une réunion des partis politiques de l’opposition se tiendra mardi 30 janvier 2018 à 16 H au siège du RPP pour harmoniser nos positions sur la question. Suivront des actions de lobbying en direction de tous les milieux et des initiatives en direction du gouvernement. Soyez à l’écoute, mobilisés, en état d’alerte car tout processus de négociation a besoin le cas échéant d’actions de masse. La victoire aux élections locales d’abord et aux présidentielles de 2020 en dépend.


2020 est à notre portée ; car nous avons les capacités politiques pour briser le sentiment de résignation qui accable notre peuple, susciter une nouvelle espérance et mobiliser pour la victoire.


2020 est à notre portée car l’adversaire est déjà dans la confusion. Voyez l’agitation qui s’est emparée de ses troupes à cause d’une visite de courtoisie rendue à leur associé dont ils ne ratent aucune occasion pour le malmener et qu’ils s’apprêtent à trahir. Un pouvoir méchant et gourmand ne peut durablement entretenir une alliance. Les jeux sont donc ouverts.


C’est pourquoi nous devons poursuivre et amplifier le programme d’activités que nous avons adopté depuis 2016 et baptisé : « les dix chantiers pour la reconquête du pouvoir d’Etat ».


En 2017, nous avons consolidé le positionnement international du parti et la légitimité de la Direction. Quinze (15) fois au cours de l’année, nous avons reçu ou été reçus en audience ou invités à des cérémonies par des Ambassades dont celles des plus grandes puissances du monde. Nous avons participé à trente et deux (32) rencontres avec des Organisations internationales présentes en Côte d’Ivoire. De l’extérieur nous avons reçu quatre (4) invitations et participés à des congrès de partis amis, colloques et autres rencontres internationales.


Pour marquer notre présence sur l’échiquier politique nationale, j’ai accordé vingt et une (21) interviews, animé six (6) conférences et points de presse ainsi que deux émissions TV et Radio.


2018 est une année charnière au cours de laquelle il nous faut achever les dix chantiers, condition de la victoire en 2020. Les tâches qui nous attendent sont donc d’une importance capitale pour l’avenir de notre parti et de notre pays. C’est pourquoi, avec ANGELINE mon épouse, je forme le vœu d’une parfaite santé pour chacun et pour chacune d’entre vous, d’un engagement sans faille dans le combat politique, de réussite dans toutes vos initiatives, de paix et de bonheur pour vos familles respectives.


 BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2018.


JE VOUS REMERCIE


L’Honorable Pascal AFFI N’Guessan
Député, Président du FPI.


 


 Lu : 311 fois | Date d'ajout : 27/01/2018 | Source : affinguessan.com

     
       
 
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